Cours SSIAP 2 · Partie 1, Séquence 6

Information de
la hiérarchie

Sixième séquence de la première partie du référentiel SSIAP 2, elle développe la compétence rédactionnelle et orale du chef d'équipe : rendre compte de son action à sa hiérarchie (chef de service SSIAP 3, exploitant ou autorité compétente) par un rapport écrit structuré ou un compte rendu oral clair.

  • Séquence06 / P1
  • Durée référentiel4 h 00
  • DiplômeSSIAP 2
  • Fiches03
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Cadre réglementaireObligation de tenir un registre de sécurité sur lequel sont reportés les renseignements indispensables à la bonne marche du service de sécurité (article R. 143-44 du Code de la construction et de l'habitation) et de classer dans ce registre tous les documents, rapports et attestations relatifs aux installations (article MS 75 du règlement de sécurité ERP). Depuis le 1er juillet 2026 (décret n° 2025-1100 du 19 novembre 2025), l'article R. 143-44 fixe 5 rubriques, et non plus 4 : il y ajoute les dates des exercices de sécurité incendie, et le registre comprend aussi les pièces attendues aux articles R. 141-10 et R. 141-11 du même code (R. 141-10 : vérifications réalisées, mesures de correction des écarts constatés et consignes en cas d'incendie ; R. 141-11 : pièces des solutions d'effet équivalent, dont leurs attestations).
ObjectifsÀ l'issue de cette séquence, vous devez être capable de : comprendre le but, l'importance et la nécessité d'un rapport ; structurer un rapport selon un plan cohérent ; adapter le style et la forme d'un rapport à son destinataire ; maîtriser le contenu et le style d'un compte rendu, oral comme écrit ; effectuer un compte rendu oral et rédiger un rapport écrit à partir d'une situation donnée.
Fiche 01 · Cadre

Le but et la nécessité d'un rapport

Pourquoi c'est importantLe chef d'équipe évalue son équipe (séquence précédente), mais doit aussi rendre compte de son action à sa hiérarchie. Un rapport mal conçu prive l'établissement d'une information exploitable et prive l'agent de la preuve de sa propre diligence.

Un rapport a pour fonction de transmettre à la hiérarchie une information factuelle et exploitable, qui doit permettre au destinataire de comprendre une situation sans y avoir assisté et, le cas échéant, de prendre une décision.

Cette nécessité découle directement de l'obligation réglementaire de traçabilité qui pèse sur l'exploitant. Le registre de sécurité comprend 5 rubriques depuis le 1er juillet 2026 : les dates et la nature des travaux d'aménagement et de transformation, l'état nominatif et hiérarchique des personnes appartenant au service de sécurité, les consignes générales et particulières établies en cas d'incendie (y compris les consignes d'évacuation prenant en compte les différents types de handicap), les dates et observations des divers contrôles et vérifications, et les dates des exercices de sécurité incendie, autant d'informations qui proviennent, en pratique, des rapports rédigés par le chef d'équipe.

Utilité du rapportUn rapport bien rédigé protège à la fois l'établissement (traçabilité en cas de contrôle ou de sinistre) et l'agent qui l'a rédigé (preuve de ses actions et de sa diligence).
Fiche 02 · Méthode

Le plan et le style d'un rapport écrit

La présentation d'un rapport professionnel suit une progression logique, qui facilite à la fois la lecture rapide par la hiérarchie et l'archivage dans le registre de sécurité.

  1. Un en-tête : date, heure, auteur, destinataire.
  2. Un exposé des faits, dans l'ordre chronologique.
  3. Les actions entreprises et leurs résultats.
  4. Une conclusion ou une proposition de suite à donner, si pertinent.

Le style attendu reste factuel, concis et neutre : le rapport rapporte des faits vérifiables, sans jugement de valeur ni interprétation excessive.

Forme et fondLa mise en page, la numérotation, l'en-tête normalisé facilitent la lecture, mais ne remplacent jamais le fond : un rapport reste avant tout un exposé de faits vérifiables, utile à la décision du destinataire. L'article MS 75 impose d'ailleurs de classer dans le registre de sécurité tous les documents, rapports et attestations relatifs aux installations : un rapport mal classé ou introuvable perd une grande partie de son utilité.
Rédiger un rapport clair : le plan en 4 blocs et la méthode QQOQCP
Rédiger un rapport clair
Fiche 03 · Pratique

Le compte rendu oral et l'exercice d'application

Le compte rendu oral, souvent plus immédiat que le rapport écrit, doit rester tout aussi structuré : annoncer d'emblée l'élément essentiel (nature de l'événement, gravité, actions en cours), puis développer les détails utiles à la décision du destinataire.

Un compte rendu oral mal structuré fait perdre un temps précieux à l'interlocuteur, en particulier en situation d'urgence.

Pour le chef d'équipeQu'il soit oral ou écrit, un compte rendu efficace répond toujours aux questions essentielles : quoi, quand, où, qui, comment, avec quelles conséquences.
Exemple : un agent signale une odeur suspecte au niveau -1. Le compte rendu oral au chef de poste annonce d'abord l'essentiel (odeur suspecte, localisation, levée de doute en cours), avant les détails complémentaires utiles à la décision.
01

Compte rendu oral

À partir d'une situation donnée (incident technique, anomalie constatée, conflit géré), présenter oralement et de façon structurée les faits à un membre de la hiérarchie.

02

Compte rendu écrit

Formaliser rapidement une information transmise à l'oral, sous une forme brève et exploitable : main courante, note.

03

Rédaction d'un rapport

Produire un rapport complet, structuré selon le plan étudié en théorie, sur une situation plus détaillée nécessitant une analyse et, éventuellement, une proposition de suite à donner.

Matériels et documentations recommandés : outils informatiques et bureautiques, pour la mise en forme du rapport écrit.

JurisprudenceLa tenue rigoureuse d'une main courante ne relève pas que de la routine : elle peut peser lourd le jour où un litige survient. Une affaire récente illustre la valeur juridique que prend une main courante bien tenue, dans le prolongement direct de l'obligation de traçabilité qui pèse sur le service de sécurité. Lire l'analyse →
Module interactif · Hiérarchiser l'information

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1. Le but principal d'un rapport rédigé par le chef d'équipe est de :

2. Le plan d'un rapport suit généralement la progression suivante :

3. Le style attendu d'un rapport professionnel est :

4. Un compte rendu oral bien structuré doit :

5. En pratique, le registre de sécurité d'un établissement s'appuie surtout sur :

6. L'obligation de tenir un registre de sécurité, sur lequel sont reportés les renseignements indispensables à la bonne marche du service de sécurité, résulte de :

7. Qu'il soit oral ou écrit, un compte rendu efficace du chef d'équipe répond toujours aux questions :

8. Par rapport au rapport écrit, le compte rendu oral est surtout :

0 / 8 répondues

Séquence suivante de la 1ère partie :

Application des consignes de sécurité →

Sources et références

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