Pour les centres de formation SSIAP

L'annexe XI autorise le simulateur,
sous quatre réserves

L'arrêté du 2 mai 2005 nomme expressément le simulateur virtuel informatisé et l'accepte comme équipement analogue au SSI de catégorie A. Il pose quatre conditions cumulatives. Une seule relève de nous. Cette page dit laquelle, ce que nous déclarons à ce titre, et ce que nous ne déclarons pas.

Relu par un coordinateur SSI

En août 2026, un coordinateur SSI en exercice a relu ce simulateur à notre demande, en cherchant les écarts avec un vrai SSI de catégorie A. Il en a relevé six : le défaut qui ne nommait pas le DAS concerné, l'ordre des voyants d'unité de signalisation, un découpage de zones de désenfumage qu'il a redessiné, et trois points de vocabulaire. Les six sont corrigés. Le relevé fonction par fonction ci-dessous dit lesquels.

Ce n'est pas une attestation de conformité, personne ne peut en délivrer pour un logiciel. C'est l'avis d'un praticien, donné à titre personnel, sur la fidélité de l'outil.

Annexe XI de l'arrêté du 2 mai 2005

Ce que dit le texte, mot à mot

L'annexe XI fixe la liste minimum des matériels et équipements dont doit disposer un centre de formation. Parmi les moyens de secours, elle exige un "système de sécurité incendie de catégorie A ou un système analogue". Le mot du texte est analogue, pas identique, et il est là depuis l'origine.

La même annexe traite ensuite le cas du simulateur, sans ambiguïté :

Annexe XI, version en vigueur depuis le 1er décembre 2010

"Le matériel SSI mobile sous forme de valise (ou autres supports équivalents) ou de simulateur virtuel informatisé peut être accepté s'il correspond à la notion d'équipement analogue mentionné à l'annexe XI sous réserve :

  • de respecter l'architecture générale du SSI A définie dans les normes en vigueur ;
  • de la mise en œuvre de scénarios validés par le président ;
  • de la mise en œuvre dans un ERP de dimension suffisante pour qu'une action de levée de doute soit effectivement réalisée par le candidat (cette contrainte n'est pas obligatoire pour l'examen de SSIAP 2) ;
  • d'une utilisation dans un ERP en activité pour les examens de type SSIAP 1 (cette contrainte n'est pas obligatoire pour l'examen de SSIAP 2)."

Ce n'est pas de la doctrine

Ce passage figure dans le corps même de l'annexe XI, article LEGIARTI000023149626, dans sa version en vigueur depuis le 1er décembre 2010 issue de l'arrêté du 5 novembre 2010. Ce n'est ni une circulaire, ni une note de service, ni une position d'un SDIS. Le guide du président de jury du ministère de l'Intérieur, lui, ne traite pas du tout le sujet du simulateur.

Texte intégral : l'annexe XI au recueil, et sa source sur Légifrance.

Quatre réserves cumulatives

Qui répond de chacune

C'est le point que la plupart des documents commerciaux passent sous silence. Les quatre réserves se cumulent, et trois d'entre elles ne dépendent pas de l'éditeur du logiciel. Aucune attestation, quelle qu'en soit la signature, ne peut couvrir les quatre.

RéserveQui en répondCe que ça implique
1. Architecture générale du SSI A L'éditeur C'est l'objet de notre déclaration, et le relevé fonction par fonction est publié plus bas.
2. Scénarios validés par le président Le président de jury Session par session. Transmettez-lui la liste des scénarios retenus avant l'examen, avec l'objectif évalué pour chacun. Sa décision lui appartient entièrement.
3. ERP de dimension suffisante pour la levée de doute Le centre de formation Le candidat doit pouvoir réellement se déplacer du poste de sécurité vers le lieu de la détection. Non obligatoire pour le SSIAP 2.
4. ERP en activité pour le SSIAP 1 Le centre de formation À défaut d'exploiter un ERP, l'annexe XI ouvre la voie de la convention de mise à disposition, autorisant la manipulation des installations en l'absence du public. Non obligatoire pour le SSIAP 2.

Le cas du SSIAP 2

Le texte lève lui-même les réserves 3 et 4 pour l'examen de SSIAP 2. Pour un centre qui prépare ce seul niveau, il ne reste donc que la réserve 1, dont nous répondons, et la réserve 2, qui appartient au président de jury.

Première réserve, ce que nous déclarons

Le relevé fonction par fonction

Relevé établi par examen du produit le 28 août 2026, révisé le même jour après relecture critique par un coordinateur SSI extérieur à l'édition. Il est publié en entier, y compris ce qui n'est pas reproduit, parce qu'un président de jury a le droit de vérifier avant d'accepter.

Système de détection incendie

FonctionCe que le simulateur reproduit
Équipement de contrôle et de signalisationFace avant dédiée, écran de messages, menu à quatre touches, référence NF EN 54-2 portée sur la plaque
Détection automatiqueHuit détecteurs déclenchables individuellement, plus des déclenchements typés : fumée de parking, vapeur de cuisson, fumée de scène
Déclencheurs manuelsHuit déclencheurs, avec déclenchement, marquage de l'état et réarmement individuel
Zones de détectionZonage explicite, chaque détecteur et chaque déclencheur rattaché à sa zone, libellé de zone à l'affichage
Voyants normalisésSous tension, veille générale, feu, dérangement, hors service
Acquittement du signal sonoreOui, au niveau d'accès I
RéarmementOui, avec invite clignotante et conditions de réarmement
Mise et remise hors service d'une zoneOui, au niveau d'accès III, avec signalisation dédiée
Essai des voyantsOui
Niveaux d'accès I, II et IIIOui, le passage au niveau II se faisant par une commande à clef reproduite
Défauts de ligne et de liaison vers le CMSIOui, déclenchables par le formateur et signalés

Système de mise en sécurité incendie

FonctionCe que le simulateur reproduit
Centralisateur de mise en sécurité incendieFace avant dédiée, écran de messages, menu, références NF S 61-934 et 61-936 portées sur la plaque
Unité de commande manuelle centraliséeMatrice fonction par zone, huit commandes en configuration ERP, matrice étendue en configuration IGH
Unité de signalisationPosition d'attente, position de sécurité (fixe ou en cours de manœuvre), dérangement, et les deux défauts que la seule couleur du voyant ne distingue pas : défaut de position d'attente et défaut de position de sécurité
Unité de gestion centralisée des issues de secours (UGCIS)Oui. Élément à part entière de la composition d'un SSI, référence NF S 61-937 portée dans l'interface. Déverrouillage légitime (feu ou fumée avérés) et illégitime, défaut d'exploitation, défaut système
Dispositifs actionnés de sécuritéPortes coupe-feu, volets, clapets, ventilateurs, ventouses, avec voyants d'état et commande
Dispositif adaptateur de commandeReprésenté dans le synoptique d'architecture et documenté. Non manipulable, sa fonction d'interface n'appelant aucune action d'opérateur
Zones de mise en sécurité, de compartimentage et de désenfumageOui, avec la correspondance zone de détection vers zone de mise en sécurité, y compris le cas d'une zone de compartimentage qui porte plusieurs zones de désenfumage, et celui d'une zone de compartimentage qui n'en porte aucune
Défaut de position d'attenteOui, y compris le cas d'un DAS ayant quitté sa position d'attente sans ordre
Défaut et mise hors service d'un DASOui, déclenchables par le formateur
Défaut moteur de désenfumageOui
Vue 3D du simulateur : un roll de livraison laissé dans l'emprise d'une porte coupe-feu empêche le vantail d'atteindre son contact de position, ce qui provoque un défaut de position de sécurité au CMSI.
Un voyant ne dit jamais pourquoi. Capture de la vue terrain 3D du simulateur, telle qu'un stagiaire la voit : un roll de livraison laissé dans l'emprise de la porte coupe-feu empêche le vantail d'atteindre son contact de position. Le CMSI signale un défaut de position de sécurité, sans jamais en dire la cause. Référence : NF S 61-937, NF S 61-934.

Équipement d'alarme

FonctionCe que le simulateur reproduit
Équipement d'alarme de type 1 intégré au CMSIOui
Zones d'alarmeOui, avec activation, voyants et libellés par zone
Alarme restreinteOui, signalée au poste de sécurité
TemporisationOui, durée réglable, et absence de temporisation dans les configurations où elle n'a pas lieu d'être
Alarme générale et évacuationOui, avec durée de diffusion réglable
Diffuseurs sonoresOui, avec restitution audio du signal
Arrêt du signal sonoreOui

Alimentation et liaisons

FonctionCe que le simulateur reproduit
Alimentation électrique de sécurité du CMSIBloc de voyants dédié : AES sous tension, défaut secteur, défaut batterie, défaut système
Détection vers signalisation à l'ECSOui
ECS vers CMSIOui, avec défaut de liaison simulable
CMSI vers DAS de la zone concernéeOui
Alarme générale sur la zone d'alarme correspondanteOui
Commande manuelle depuis l'UCMCOui
Asservissements sur détection automatiqueOui

Exploitation du poste de sécurité

Le simulateur reproduit également le journal des événements consultable, la main courante, la prise et la fin de service, et les communications d'exploitation : téléphone, radio et interphone, en appel entrant comme sortant.

Les autres catégories

Le simulateur couvre aussi les catégories B, C, D et E, la configuration IGH et les types d'équipement d'alarme correspondants. Cette couverture est pédagogique : elle n'entre pas dans le périmètre de l'annexe XI, qui ne vise que la catégorie A.

Une fonction hors du périmètre de cette déclaration, pas hors norme

Le simulateur propose également une unité d'alarme menace (UAM), qui mobilise le SSI (déclencheurs manuels dédiés, transmission, CMSI) pour répondre au besoin d'un plan particulier de mise en sûreté (PPMS) face au risque d'intrusion ou d'attentat. Cet usage relève d'une norme à part entière, la NF S 61-942 ("alarme menace"), créée précisément pour encadrer la mobilisation du SSI à cette fin — distincte des normes d'architecture du SSI de catégorie A pour la sécurité incendie que vise l'annexe XI. C'est cette différence de périmètre, et non l'absence de norme, qui exclut l'UAM de la présente déclaration et du relevé ci-dessus.

Ce qui reste à traiter ailleurs

Ce que le simulateur ne reproduit pas

Un simulateur qui prétendrait tout reproduire mentirait. Voici ce qui doit être traité par ailleurs dans votre formation.

  • Le geste physique. Ouverture d'armoire, manipulation réelle de clé, câblage, remplacement d'un détecteur, réarmement mécanique d'un volet ou d'un clapet sur site.
  • La levée de doute physique. Le déplacement réel du candidat vers le lieu de la détection. C'est exactement la raison pour laquelle l'annexe XI impose, en complément du simulateur, un ERP de dimension suffisante.
  • La mesure réelle des alimentations. Les défauts secteur et batterie sont signalés, mais l'autonomie, la capacité et l'essai de bascule ne sont pas mesurés.
  • Les défauts d'installation physiques. Encrassement d'un détecteur, blocage mécanique d'un DAS, coupure réelle d'une ligne.
  • La maintenance et les vérifications périodiques.

Les limites de cette page

Ce que nous ne déclarons pas

Cette page publie une déclaration d'éditeur, établie sous notre seule responsabilité selon le principe de la déclaration de conformité du fournisseur (ISO/IEC 17050-1). Elle n'est ni une certification, ni un agrément, ni l'avis d'un organisme tiers, ni un document délivré par une autorité publique.

  • Le simulateur n'est pas un matériel de sécurité incendie. Il ne comporte aucun composant admis à la marque NF ni certifié au titre des normes NF EN 54 ou de la série NF S 61-9xx, ne fait l'objet d'aucune réception technique, et ne peut être installé ni exploité dans un bâtiment. Les références de normes et les numéros de série affichés sur les faces avant font partie de la simulation : ils reproduisent le marquage d'un matériel réel à fin pédagogique, et ne revendiquent aucune certification.
  • Les autres matériels de l'annexe XI ne sont pas couverts. La liste minimum comporte aussi un volet de désenfumage, un clapet coupe-feu, des blocs d'éclairage de sécurité, des extincteurs, une aire de feu ou un bac à feux écologiques à gaz, un robinet d'incendie armé, des têtes d'extinction automatique à eau, des émetteurs-récepteurs et des modèles d'imprimés. Le simulateur n'en remplace aucun.
  • Nous ne sommes pas organisme de formation. L'éditeur ne dispose d'aucun agrément préfectoral au titre de l'arrêté du 2 mai 2005, ne dispense aucune formation SSIAP, et ne délivre ni diplôme, ni certification, ni attestation de formation. La conduite de la formation et de l'examen relève entièrement du centre agréé et du jury.
  • Nous ne préjugeons pas de la décision du président de jury. Aucun document émis par l'éditeur ne se substitue à la validation des scénarios, qui appartient au président, session par session.

Traçabilité

La version en vigueur

Le simulateur évolue. Une déclaration papier est datée : elle vaut pour un état figé d'un produit qui bouge. C'est pourquoi la déclaration nominative que nous remettons renvoie à cette page, qui porte toujours l'état à jour.

ÉlémentValeur
Version du simulateur couverte2026.08
Date du relevé fonctionnel28 août 2026
Texte de référenceAnnexe XI de l'arrêté du 2 mai 2005, version en vigueur depuis le 1er décembre 2010
ÉditeurMickaël MINGEAU, entrepreneur individuel, nom commercial 83-629. SIRET 753 659 978 00039

Nous nous engageons à corriger tout écart d'architecture ou toute erreur réglementaire qui nous serait signalé, à en informer les centres destinataires d'une déclaration nominative, et à retirer cette déclaration si le produit cessait de satisfaire son périmètre. Signalements à contact@ssiap.pro.

La déclaration à votre nom

Une pièce pour votre dossier

Sur demande, nous établissons une déclaration nominative, adressée à votre centre avec son numéro d'agrément préfectoral, datée, versionnée, et accompagnée du relevé fonctionnel ci-dessus. C'est la pièce à joindre à votre dossier d'agrément et à présenter au président de jury.

Elle indique aussi, explicitement, les trois réserves qui vous appartiennent et ce qu'il faut préparer pour chacune. Vous saurez exactement ce qui reste à justifier. Elle porte un jeton public : le président de jury scanne le QR et vérifie en ligne l'authenticité du document et la validité de la licence, à la date où il regarde.

Demander la déclaration

À quoi ressemble la pièce

Ce fac-similé est produit par le moteur qui génère les documents réels. Seules les données sont fictives, l'agrément le dit lui-même.

Fac-similé de l'attestation de licence et de mise à disposition, portant la mention SPÉCIMEN

Le même spécimen en PDF.

Les autres portes de ce dossier

Sources : annexe XI de l'arrêté du 2 mai 2005 modifié, article LEGIARTI000023149626 sur Légifrance, version en vigueur depuis le 1er décembre 2010. Relevé fonctionnel établi par examen du produit le 28 août 2026 et publié sous la responsabilité de l'éditeur.