Déperdition du message
La déperdition du message désigne l'appauvrissement progressif d'une information transmise oralement de maillon en maillon, ce qui justifie l'importance de l'écrit, de la reformulation et de la réactivation dans la transmission à la hiérarchie.
Définition
La déperdition du message désigne l'appauvrissement progressif d'une information transmise oralement de personne à personne, au fil des maillons de la chaîne de transmission. Plus le nombre de maillons est élevé, plus le message final s'éloigne du message d'origine : des détails se perdent, d'autres se déforment ou s'ajoutent par interprétation. Pour le chef d'équipe SSIAP 2, cette notion justifie directement l'importance accordée à l'écrit dans la transmission d'informations à la hiérarchie.
Cadre réglementaire
- La notion est introduite dans le référentiel pédagogique officiel SSIAP 2, annexe III de l'arrêté du 2 mai 2005 modifié, séquence "Information de la hiérarchie" (4 heures), pour justifier la rigueur attendue du rapport écrit et du compte rendu oral.
À retenir en pratique
- Plus une information passe de maillon en maillon avant d'atteindre son destinataire final, plus le risque de déformation augmente.
- L'écrit limite la déperdition : un rapport ou une main courante consignés au moment des faits fixent l'information et évitent qu'elle se transforme au fil des transmissions orales successives.
- La reformulation, faire répéter par le destinataire ce qu'il a compris, permet de vérifier qu'un message oral a été reçu sans déformation.
- La réactivation, rappeler une information déjà transmise, compense l'érosion naturelle de la mémoire et limite la déperdition dans le temps.
- Un compte rendu oral efficace annonce d'emblée l'élément essentiel avant les détails : cela réduit le risque qu'une information capitale se perde si la transmission est interrompue.
Confusion fréquente
- La déperdition du message ne doit pas être confondue avec une simple erreur de communication ponctuelle : c'est un phénomène structurel, lié au nombre de maillons de la chaîne de transmission, qui touche même des interlocuteurs attentifs et de bonne foi. C'est justement pour cette raison que le registre de sécurité et le rapport écrit priment sur la transmission orale répétée.
Aller plus loin
Pour approfondir : Cours SSIAP 2 : information de la hiérarchie.
Voir aussi
Questions fréquentes
Pourquoi privilégier l'écrit plutôt que l'oral pour transmettre une information importante ?
Parce que l'écrit fixe l'information au moment des faits, alors qu'une transmission orale répétée de maillon en maillon s'appauvrit et se déforme progressivement.
Comment limiter la déperdition d'un message transmis oralement ?
En faisant reformuler l'information par le destinataire pour vérifier sa bonne compréhension, et en la réactivant régulièrement plutôt que de compter sur une seule transmission.
La déperdition du message concerne-t-elle uniquement les agents inattentifs ?
Non : c'est un phénomène structurel lié au nombre de maillons de la chaîne de transmission, qui touche n'importe quel interlocuteur, même attentif.