Glossaire sécurité incendie

Conventions graphiques

Lire les traits, hachures et symboles d'un plan
concept SSIAP 3

Les conventions graphiques sont le langage normalisé d'un plan d'architecte : épaisseur des traits, hachures, symboles, indispensables pour distinguer l'existant du projeté et repérer un équipement de sécurité.

Définition

Les conventions graphiques sont le langage normalisé qu'utilise un plan d'architecte pour représenter un bâtiment : épaisseur variable des traits selon la nature de l'élément (murs porteurs, cloisons, éléments existants ou projetés), hachures et trames pour différencier les matériaux, symboles normalisés pour repérer portes, fenêtres, sanitaires et équipements techniques. Pour un chef de service SSIAP 3 chargé d'examiner un dossier avant transmission à la commission de sécurité, maîtriser ces conventions est ce qui permet de ne pas mésinterpréter un plan.

Cadre réglementaire

  • Le contenu du dossier de sécurité d'un ERP et les pièces graphiques exigibles sont fixés par l'article R 143-22 du Code de la construction et de l'habitation.
  • L'article GE 2 du règlement de sécurité ERP (arrêté du 25 juin 1980 modifié) précise le contenu détaillé de ce dossier, notamment les plans de coupe et de niveaux à fournir.

À retenir en pratique

  • L'épaisseur des traits distingue un mur porteur d'une simple cloison, et un élément existant d'un élément projeté : une mauvaise lecture ici fausse toute l'analyse du projet.
  • Les hachures et les trames différencient les matériaux représentés en plan comme en coupe.
  • Des symboles normalisés repèrent les portes, les fenêtres, les sanitaires et les équipements techniques : reconnaître un symbole d'équipement de sécurité sur un plan de niveau évite de le confondre avec un élément décoratif.
  • Un élément représenté en plan, une trémie, une paroi, doit se retrouver, à la bonne cote, dans la coupe et éventuellement dans la façade correspondante : c'est la vérification croisée entre pièces graphiques.
  • Une trémie représentée en plan mais absente en coupe, ou une hauteur de niveau incompatible avec le nombre de fenêtres visibles en façade, sont des anomalies classiques à rechercher systématiquement avant transmission du dossier.

Confusion fréquente

  • Les conventions graphiques ne remplacent pas l'échelle de représentation : les premières permettent d'identifier la nature d'un élément, la seconde permet d'en mesurer la dimension réelle. Les deux compétences sont complémentaires et toutes deux nécessaires à la lecture d'un dossier complet.
  • Une convention graphique mal lue, un mur porteur pris pour une cloison, un élément existant pris pour un élément projeté, n'est pas une simple erreur de dessin : elle peut faire passer un dossier incomplet ou incohérent devant la commission de sécurité sans que l'anomalie soit détectée.

Aller plus loin

Pour approfondir : Cours SSIAP 3 : études de plans.

Voir aussi

Questions fréquentes

Pourquoi l'épaisseur des traits est-elle importante sur un plan ?

Parce qu'elle distingue un mur porteur d'une cloison, et un élément existant d'un élément projeté. Une mauvaise lecture de ce code graphique fausse ensuite toute l'analyse du projet.

Le cours donne-t-il la liste des symboles normalisés à connaître ?

Il indique que des symboles normalisés repèrent les portes, les fenêtres, les sanitaires et les équipements techniques, sans détailler chaque symbole : c'est en travaillant sur des dossiers réels que ces repères s'acquièrent.

Qu'est-ce que la vérification croisée entre plan, coupe et façade ?

C'est le contrôle qu'un élément représenté sur un plan de niveau, par exemple une trémie, se retrouve à la bonne cote dans la coupe et, le cas échéant, dans la façade correspondante. Une absence ou une incohérence est une anomalie classique à détecter avant transmission du dossier.

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