Glossaire sécurité incendie

Énergie d'activation

La source de chaleur qui déclenche la combustion
concept SSIAP 1

L'énergie d'activation est le troisième élément du triangle du feu : la chaleur qui déclenche la combustion en portant le mélange combustible-comburant à sa température d'inflammation (flamme, étincelle, point chaud, friction, arc électrique).

Définition

L'énergie d'activation est le troisième élément du triangle du feu : la chaleur nécessaire pour amorcer la combustion, celle qui fait passer le combustible et le comburant au-dessus du seuil qui déclenche la réaction. Elle peut prendre des formes variées : flamme, étincelle, point chaud, friction, arc électrique, soit autant de sources thermiques, chimiques, mécaniques ou électriques capables de porter le mélange à sa température d'inflammation.

Cadre réglementaire

  • L'énergie d'activation n'a pas de texte réglementaire dédié : elle relève, comme le triangle du feu, du référentiel pédagogique SSIAP (arrêté du 2 mai 2005 modifié).
  • Elle sert de base à la classification des causes d'incendie en trois familles, utilisée pour analyser l'origine d'un sinistre : causes humaines (imprudence, négligence, malveillance), causes techniques (défaut électrique, échauffement mécanique, appareil défectueux) et causes naturelles (foudre, effet de loupe, combustion spontanée).
  • Pour un liquide, elle est indirectement encadrée par les seuils de température qui déterminent la facilité avec laquelle une énergie d'activation suffit à enflammer les vapeurs émises (voir la fiche Point d'inflammation).

À retenir en pratique

  • Trois familles de sources d'énergie d'activation à connaître pour analyser une cause de sinistre : humaines, techniques et naturelles.
  • Pour un liquide, l'énergie d'activation nécessaire diminue à mesure que la température franchit les seuils croissants : point d'éclair, puis point d'inflammation, puis point d'auto-inflammation, où plus aucune source extérieure n'est nécessaire.
  • Supprimer l'énergie d'activation, c'est refroidir : l'eau absorbe une grande quantité de chaleur en se vaporisant et fait redescendre le foyer sous le seuil qui entretient la combustion. C'est le procédé d'extinction par refroidissement.
  • Une énergie d'activation insuffisante n'empêche pas la pyrolyse d'un solide de continuer à produire des gaz combustibles, en attendant qu'une source suffisante survienne.

Confusion fréquente

On confond souvent l'énergie d'activation avec la chaleur produite par la combustion elle-même. La première déclenche la réaction, avant même que le feu existe ; la seconde est l'un des produits de la combustion, qui entretient ensuite la réaction en chaîne une fois amorcée. C'est cette distinction qui sépare le triangle du feu, qui explique comment un feu démarre, du tétraèdre du feu, qui explique pourquoi il persiste.

Aller plus loin

Pour approfondir : Cours SSIAP 1 : le feu et ses conséquences.

Voir aussi

Questions fréquentes

Qu'est-ce qui peut jouer le rôle d'énergie d'activation ?

Une flamme, une étincelle, un point chaud, un frottement mécanique ou un arc électrique : toute source thermique, chimique, mécanique ou électrique capable de porter le mélange combustible-comburant à sa température d'inflammation.

Pourquoi l'eau éteint-elle un feu en agissant sur l'énergie d'activation ?

Parce qu'elle absorbe une grande quantité de chaleur en se vaporisant, ce qui fait redescendre la température du foyer sous le seuil qui entretient la combustion : c'est le refroidissement.

Quelle différence entre l'énergie d'activation et la réaction en chaîne ?

L'énergie d'activation déclenche la combustion, une seule fois, au départ. La réaction en chaîne l'entretient ensuite, en continu, une fois la combustion amorcée.

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