Comburant
Le comburant est l'élément du triangle du feu qui entretient la combustion en réagissant avec le combustible : le plus souvent l'oxygène de l'air, mais aussi certains oxydants chimiques comme les nitrates, chlorates ou peroxydes.
Définition
Le comburant est l'élément du triangle du feu qui entretient la combustion en réagissant avec le combustible. Le plus souvent, il s'agit de l'oxygène de l'air, présent à environ 21 % dans l'air ambiant. D'autres substances peuvent aussi jouer ce rôle : nitrates, chlorates, peroxydes, présents par exemple dans certains produits chimiques stockés. Plus un milieu s'enrichit en oxygène, plus une combustion s'accélère et devient violente ; c'est pourquoi une fuite d'oxygène médical, par exemple, aggrave immédiatement un risque d'incendie à proximité.
Cadre réglementaire
- Le comburant n'a pas de statut réglementaire propre : c'est l'un des trois éléments du triangle du feu, notion pédagogique du référentiel SSIAP (arrêté du 2 mai 2005 modifié) plutôt qu'un texte de sécurité incendie.
- Le stockage de produits comburants (nitrates, chlorates, peroxydes, oxygène médical) relève de règles de sécurité spécifiques à ces produits, distinctes de celles qui encadrent les combustibles ordinaires.
- La norme NF EN 3, qui définit les classes de feu et les agents extincteurs adaptés, découle directement de ce modèle : chaque agent agit sur un ou plusieurs éléments du triangle, dont le comburant.
À retenir en pratique
- L'oxygène de l'air (environ 21 %) est le comburant le plus courant ; il n'a besoin d'aucun apport supplémentaire pour entretenir un feu ordinaire.
- Un enrichissement local en oxygène, comme une fuite d'oxygène médical ou un stockage de comburants chimiques, rend un feu plus intense et plus rapide, y compris sur des matériaux normalement peu inflammables.
- Supprimer le comburant, c'est étouffer le feu : couvrir le foyer, projeter du CO2 ou de la mousse, confiner le volume. C'est le procédé d'extinction par étouffement.
- Certains oxydants chimiques (nitrates, chlorates, peroxydes) apportent leur propre oxygène et peuvent entretenir une combustion même en milieu confiné, sans air extérieur.
- Retirer le comburant ne fonctionne donc pas sur tous les feux : un comburant chimique déjà mélangé au combustible peut continuer de brûler malgré un confinement.
Confusion fréquente
On assimile souvent comburant et oxygène de l'air, alors que ce n'est qu'un cas particulier, le plus fréquent. D'autres substances peuvent jouer ce rôle sans faire intervenir l'air ambiant, ce qui explique pourquoi confiner un local n'éteint pas toujours un feu alimenté par un comburant chimique. Ne pas confondre non plus le comburant, qui entretient la combustion, et l'énergie d'activation, qui la déclenche : le premier est un réactif chimique, la seconde une source de chaleur.
Aller plus loin
Pour approfondir : Cours SSIAP 1 : le feu et ses conséquences.
Voir aussi
- Triangle du feu - les trois éléments nécessaires à la combustion
- Énergie d'activation - la source de chaleur qui déclenche la combustion
- Réaction en chaîne - le 4e sommet du tétraèdre du feu
- Pyrolyse - la décomposition du combustible solide qui alimente ensuite le comburant
- Classes de feu - la classification qui conditionne le choix de l'agent extincteur
Questions fréquentes
Le comburant, c'est toujours l'oxygène de l'air ?
Non. C'est le cas le plus fréquent, environ 21 % de l'air ambiant, mais d'autres substances peuvent jouer ce rôle : nitrates, chlorates, peroxydes, présents par exemple dans certains produits chimiques stockés.
Pourquoi une fuite d'oxygène médical est-elle dangereuse près d'un feu ?
Parce qu'elle enrichit localement l'air en comburant : la combustion s'accélère et devient plus violente, même sur des matériaux qui brûleraient normalement lentement.
Comment éteint-on un feu en supprimant le comburant ?
C'est le principe de l'étouffement : couvrir le foyer, projeter du CO2 ou de la mousse, ou confiner le volume pour priver la combustion d'apport d'air. Attention : un comburant chimique déjà présent dans le combustible échappe à ce procédé.