Sécurités d'un escalier mécanique
Au-delà du peigne, un escalier mécanique est équipé de déflecteurs et brosses le long des jupes, d'un arrêt d'urgence à 2 points par volée, d'un arrêt automatique en cas d'échauffement du moteur et d'une main courante mobile qui accompagne les marches.
Définition
Un escalier mécanique ou un trottoir roulant est équipé de plusieurs dispositifs de sécurité complémentaires, au-delà du peigne (voir la fiche dédiée). Le long des jupes latérales, des déflecteurs et des brosses empêchent qu'un vêtement, un lacet ou un pied ne se coince dans l'espace entre la marche et la jupe, et rappellent visuellement à l'usager de garder ses pieds éloignés du bord. Chaque volée est équipée d'un dispositif d'arrêt d'urgence, commandable depuis deux points signalés et bien visibles à ses extrémités. Un arrêt automatique se déclenche en cas d'échauffement excessif du moteur. La main courante mobile, enfin, se déplace le long des balustrades à une vitesse sensiblement égale à celle des marches, pour accompagner la main de l'usager tout au long du parcours.
Cadre réglementaire
- Norme NF EN 115 : encadre notamment les dispositifs d'arrêt, ainsi que les déflecteurs et brosses des jupes latérales.
- Article AS 8 du règlement de sécurité : l'entretien de ces dispositifs est assuré par un personnel spécialisé et qualifié, appartenant à un service interne ou à une entreprise extérieure liée par un contrat d'entretien.
- Article AS 10 : vérifications périodiques de l'escalier mécanique.
| Vérification | Périodicité | Réalisée par |
|---|---|---|
| Escalier mécanique, examen de conformité | 1 an | Personne ou organisme agréé (art. AS 10) |
| Escalier mécanique, chaînes et crémaillères | 6 mois | Service ou entreprise d'entretien (art. AS 10) |
À retenir en pratique
- Deux points de commande d'arrêt d'urgence, signalés à chaque extrémité de volée.
- L'arrêt automatique se déclenche en cas d'échauffement excessif du moteur, sans intervention humaine.
- Lorsqu'il n'existe pas de dégagement sur un palier intermédiaire, l'arrêt d'une volée entraîne automatiquement l'arrêt des volées précédentes, pour éviter l'accumulation du public.
- Un déflecteur ou une brosse manquante ou dégradée sur les jupes est un point de vigilance à signaler en ronde.
- La main courante mobile doit accompagner la vitesse des marches ; un écart sensible est une anomalie à signaler.
- L'entretien de ces dispositifs (article AS 8) est réservé à un personnel spécialisé, interne ou sous contrat.
Confusion fréquente
- Ne pas confondre ces dispositifs avec le peigne, qui est la plaque dentée située aux points d'entrée et de sortie de l'appareil (voir la fiche dédiée) : peigne d'un côté, brosses et déflecteurs des jupes de l'autre, ne se situent pas au même endroit et ne répondent pas au même risque.
- Ne pas confondre l'arrêt d'urgence, déclenché manuellement par un usager ou l'agent, et l'arrêt automatique, déclenché par l'appareil lui-même en cas d'échauffement du moteur.
Aller plus loin
Pour approfondir : Cours SSIAP 1 : ascenseurs et nacelles.
Voir aussi
- Peigne
- AS - Ascenseurs, escaliers mécaniques et trottoirs roulants
- Registre technique des appareils
- Registre de sécurité
Questions fréquentes
Une brosse ou un déflecteur manquant impose-t-il l'arrêt immédiat de l'escalier mécanique ?
Le cours ne fixe pas de règle d'arrêt immédiat pour ces éléments, à la différence du peigne (deux dents cassées côte à côte) : en ronde, l'agent signale l'anomalie au poste de sécurité pour qu'une intervention d'entretien soit programmée.
Pourquoi l'arrêt d'une volée entraîne-t-il l'arrêt des volées précédentes ?
Pour éviter que le public continue d'affluer sur un appareil situé en amont alors que l'appareil suivant ne débite plus, lorsqu'il n'existe pas de dégagement sur le palier intermédiaire.
Qui a le droit d'intervenir sur ces dispositifs de sécurité ?
Un personnel spécialisé et qualifié, appartenant à un service interne ou à une entreprise extérieure liée par un contrat d'entretien (article AS 8). L'agent SSIAP signale une anomalie, il ne répare pas.