Balayage
Le balayage est l'une des deux méthodes de désenfumage de l'article DF 3 : une amenée d'air et une évacuation des fumées dans le même volume, chacune naturelle ou mécanique ; à distinguer de la différence de pressions.
Définition
Le balayage est l'une des méthodes de désenfumage prévues par l'article DF 3 du règlement de sécurité ERP : il consiste à faire entrer de l'air neuf en un point du volume à maintenir praticable et à évacuer les fumées en un autre point de ce même volume, ce qui crée un flux qui chasse les fumées. L'article DF 3 prévoit deux méthodes possibles : le balayage, ou la différence de pressions entre le volume à protéger et le volume sinistré mis en dépression relative, ou encore leur combinaison. Chacun des deux flux du balayage, l'amenée d'air et l'évacuation des fumées, peut être réalisé naturellement ou mécaniquement, ce qui ouvre quatre combinaisons possibles pour le désenfumage des locaux : naturel/naturel, mécanique/naturel, naturel/mécanique, mécanique/mécanique.
Cadre réglementaire
- Article DF 3 du règlement de sécurité ERP (arrêté du 25/06/1980) : pose les principes de désenfumage, dont le balayage et la différence de pressions.
- Article GH 28 (IGH) : reprend à l'identique la définition du désenfumage pour les occupants de l'immeuble.
- Instruction technique IT 246 : précise les solutions applicables selon le type de local, de circulation ou d'escalier, y compris pour la mise en oeuvre du balayage.
À retenir en pratique
- Le balayage suppose toujours deux flux dans le même volume : une amenée d'air et une évacuation des fumées. Sans l'un des deux, il n'y a pas de balayage efficace.
- Un escalier encloisonné n'est jamais désenfumé par extraction mécanique : selon le cours SSIAP 1, il est désenfumé par balayage naturel ou mis en surpression (différence de pressions).
- Pour les locaux, chacun des deux flux du balayage (amenée d'air, évacuation) peut être naturel ou mécanique indépendamment l'un de l'autre : quatre combinaisons en résultent.
- Ne pas confondre le principe retenu (balayage ou différence de pressions, article DF 3) avec le mode de réalisation (naturel ou mécanique) : ce sont deux questions distinctes qui se combinent.
Confusion fréquente
- Le balayage et le désenfumage naturel ou mécanique répondent à deux questions différentes : le balayage décrit le PRINCIPE retenu par l'article DF 3, tandis que naturel ou mécanique décrit le MOYEN par lequel chaque flux (amenée d'air, évacuation) est réalisé. Un désenfumage par balayage peut être entièrement mécanique, entièrement naturel, ou mixte.
- Le balayage (deux flux dans un même volume) ne doit pas non plus être confondu avec la différence de pressions (mise en dépression relative d'un volume sinistré par rapport au volume protégé) : ce sont les deux méthodes distinctes de l'article DF 3, pas des synonymes.
Aller plus loin
Pour approfondir : Cours SSIAP 1 : le désenfumage.
Voir aussi
- DF - le principe général du désenfumage, article DF 3
- Désenfumage naturel et mécanique - l'axe naturel/mécanique, distinct du balayage
- Amenée d'air - le flux entrant du balayage
- Canton de désenfumage - le volume dans lequel s'organise le balayage
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le balayage en désenfumage ?
C'est l'une des deux méthodes de l'article DF 3 : une amenée d'air entre en un point du volume à protéger pendant que les fumées sont évacuées en un autre point, ce qui chasse les fumées et maintient les cheminements praticables.
Le balayage est-il forcément naturel ou forcément mécanique ?
Ni l'un ni l'autre par défaut : chacun des deux flux du balayage, l'amenée d'air et l'évacuation des fumées, peut être naturel ou mécanique indépendamment, ce qui donne quatre combinaisons possibles pour le désenfumage des locaux.
Quelle est la différence entre le balayage et la différence de pressions ?
Ce sont les deux méthodes prévues par l'article DF 3. Le balayage fait circuler l'air dans le même volume, entrée et sortie ; la différence de pressions met le volume sinistré en dépression relative par rapport au volume protégé. Les escaliers encloisonnés utilisent l'une ou l'autre, jamais l'extraction mécanique.