Tous les établissements

ERP de type R, Poitiers (86, 2018)

SSIAP 1 et 2 Action réussie

Fiche réflexe

Ce qui s'est passé

  1. Vers 9h45, en préréglage de la pression, une fuite d'hydrogène enflammée se déclare sur un banc d'essais d'un bâtiment universitaire.
  2. Un opérateur voit la flamme sur un écran de vidéosurveillance, au détendeur de la passerelle au-dessus du hall d'essais, et alerte.
  3. Un opérateur ferme l'alimentation de la ligne et déclenche la purge ; les agents sur place circonscrivent l'incendie.
  4. Le personnel alerte les secours, l'alimentation électrique générale est coupée, les 6 personnes gagnent le point de rassemblement.
  5. Après 1h15, l'accès au banc est rouvert pour purger le reste de la ligne d'hydrogène.

Ce que l'action a donné

L'établissement coupe l'alimentation de la ligne et lance la purge avant d'attaquer la flamme : sur un feu de gaz, c'est cet ordre-là qui décide, et les 6 personnes finissent regroupées au point de rassemblement. Le point à ne pas recopier tient à deux alertes distinctes : l'alerte interne part dès la flamme vue sur l'écran, mais dans le récit l'appel aux secours ne vient qu'une fois le feu circonscrit.

Chez vous, demain

  • Repérez les organes de coupure des fluides de votre site et demandez à l'exploitant qui est habilité à les manoeuvrer : ça se demande avant, pas la flamme sous les yeux.
  • On ne s'attaque pas à une flamme alimentée par un gaz avant la coupure : la flamme cède facilement, le gaz continue de fuir et fabrique une atmosphère explosive.
  • Ici, l'accès au banc ne rouvre qu'après 1h15, et pour purger le reste de la ligne : feu éteint ne veut pas dire zone rendue, et la réouverture appartient à qui de droit.
  • Le court-circuit est imputé soit à un matériel monté provisoirement pour l'essai, soit à l'humidité d'une fuite d'eau de la veille : les deux se relèvent en ronde, signalez-les.

Le réflexeUne flamme de gaz s'éteint sans effort, c'est la ligne qui continue de fuir qui tue : la zone reste tenue après extinction, et personne n'y rentre sans l'autorisation de qui de droit.

Vers 9h45, lors de la phase de préréglage de la pression d'hydrogène, une fuite d'hydrogène enflammée se déclare sur une installation expérimentale dédiée à l'étude du décollage des lanceurs spatiaux dans un bâtiment de recherche d'une université. L'alerte est donnée par un opérateur après avoir vu sur l'écran de vidéosurveillance une flamme au niveau d'un détendeur de pression de la ligne située sur la passerelle au-dessus du hall d'essais.

L'un des opérateurs ferme l'alimentation de la ligne et déclenche la purge. Les agents sur place circonscrivent l'incendie.

Le personnel alerte les secours. L'alimentation électrique générale est coupée.

Les 6 personnes, présentes dans la salle de commande déportée, sont regroupées au point de rassemblement. Après 1h15, l'accès au banc est autorisé pour purger le reste de la ligne d'alimentation d'hydrogène.

Deux défaillances de matériels combinées sont à l'origine du sinistre :une fuite d'hydrogène sur le détendeur de pression ;un court-circuit électrique sur l'un des matériels dans l'environnement proche du détendeur. Il a été provoqué soit par un matériel défectueux d'un système temporairement installé sur la passerelle pour l'expérimentation, soit par la surtension due à l'accumulation d'humidité dans un des éléments du circuit électrique suite à une fuite d'eau la veille.

L'exploitant met en place les mesures suivantes :remplacement de la connexion électrique potentiellement à l'origine du court-circuit, ainsi que des câbles électriques endommagés par le feu ;déplacement du système d'ensemencement potentiellement à l'origine du court-circuit, dans une zone éloignée de la ligne d'hydrogène ;remise sous tension partielle du pupitre de contrôle-commande pour tests d'étanchéité et vérification de l'absence de court-circuit ;changement des clapets, des joints du détendeur d'hydrogène défectueux et vérification des autres détendeurs et capteurs de pression ;test d'étanchéité sous azote de la ligne, puis sous hydrogène ;remise sous tension de l'ensemble du pupitre de contrôle-commande pour tests de fonctionnement du foyer de combustion à faibles débits d'hydrogène, puis à débit nominal.

6 personnes regroupées au point de rassemblement ; aucune victime mentionnée.

SourceBase ARIA du BARPI, fiche n° 51294, accident du 6 mars 2018. Source : BARPI, www.aria.developpement-durable.gouv.frPoitiers

Se tester sur ce type d'établissement

Les QCM en accès libre sur ce type d'établissement :

Établissement anonymisé : seuls le type d'ERP, la catégorie, le département et la référence de l'acte sont publiés. Cette fiche décrit une situation à la date de l'acte cité et ne dit rien de la situation actuelle de l'établissement concerné.