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Site industriel, Le Bourget-Du-Lac (73, 2023), transposable en ERP

Les deux niveaux Mitigé

Fiche réflexe

Ce qui s'est passé

  1. Un bâtiment expérimental de 40 m² d'un institut de recherche, inutilisé depuis des années, sert de stockage, sans détection incendie.
  2. Le bâtiment présente des infiltrations d'eau et de fortes intempéries précèdent le sinistre : un court-circuit est probable dans l'armoire.
  3. Vers 4 h, un agent de sécurité constate un dégagement de fumée ; le feu aurait débuté sur l'armoire d'alimentation, puis gagné la structure.
  4. Vers 9 h, la structure en isolants de fibre de bois se consume encore malgré l'arrosage : le bâtiment est abattu pour arroser à coeur.
  5. Une entreprise de démolition intervient, la combustion est stoppée vers 12 h et 120 m³ de déchets partent chez un collecteur spécialisé.

Ce que l'action a donné

La seule action de l'établissement écrite dans le récit arrive après le feu : l'exploitant décide alors de condamner et de couper les alimentations en énergie et en fluide des bâtiments non utilisés. Avant cela, le sinistre n'a été vu que parce qu'un agent de sécurité a constaté la fumée vers 4 h, ce bâtiment n'étant équipé d'aucune détection.

Chez vous, demain

  • Lister les bâtiments désaffectés du site, puis demander à l'exploitant lesquels sont encore alimentés en énergie et en fluides, et ce qui empêche de les condamner.
  • Un local sans détection ne préviendra personne : inscrire ces bâtiments désaffectés au parcours de nuit, avec un arrêt sur leur armoire d'alimentation.
  • Après de fortes intempéries, demander qui a vérifié les armoires électriques des locaux qui prennent l'eau, y compris ceux que plus personne n'ouvre.
  • Demander à l'exploitant qui surveille le point chaud après une extinction sur structure bois, et pendant combien de temps : le risque ne finit pas avec les flammes.

Le réflexeUn bâtiment que plus personne n'occupe reste un bâtiment sous tension et sans détection : demandez ce qui y est encore alimenté avant que le feu ne réponde à votre place.

Vers 4 h, un agent de sécurité constate un dégagement de fumée au niveau d'un bâtiment expérimental de 40 m² au sein d'un institut de recherche. Le bâtiment est inutilisé depuis plusieurs années, il sert de stockage et n'est pas équipé de détection incendie.

La structure du bâtiment est constituée d'isolants à base de fibre de bois et d'une dalle de béton. Vers 9 h, la structure continue de se consumer lentement malgré l'arrosage des pompiers, il est alors décidé d'abattre le bâtiment afin de pouvoir arroser à coeur les matériaux combustibles en bois.

Une entreprise de démolition intervient et l'arrosage des matériaux permet de stopper la combustion aux alentours de 12 h. Les 120 m³ de déchets générés sont pris en charge par un collecteur spécialisé.

Le feu aurait débuté sur l'armoire d'alimentation électrique du bâtiment. Le bâtiment présentait des infiltrations d'eau.

Les fortes intempéries des jours précédents le sinistre sont probablement à l'origine d'un court-circuit dans l'armoire. Le feu s'est ensuite propagé dans la structure via les matériaux de construction.

À la suite de l'événement, l'exploitant prend la décision de condamner et couper les alimentations en énergie et en fluide sur les bâtiments non-utilisés.

SourceBase ARIA du BARPI, fiche n° 61597, accident du 3 décembre 2023. Source : BARPI, www.aria.developpement-durable.gouv.frLe Bourget-Du-Lac

Établissement anonymisé : seuls le type d'ERP, la catégorie, le département et la référence de l'acte sont publiés. Cette fiche décrit une situation à la date de l'acte cité et ne dit rien de la situation actuelle de l'établissement concerné.