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ERP de type X, Dijon (21, 2025)

Les deux niveaux Mitigé

Fiche réflexe

Ce qui s'est passé

  1. À 15h25, l'alarme se déclenche pour une détection de chlore dans l'installation de traitement de l'eau d'une piscine municipale.
  2. Vers 16 h, un agent passant près du local de stockage des bouteilles sent une odeur et l'alarme lumineuse extérieure est déclenchée.
  3. L'exploitant appelle son sous-traitant, alerte les pompiers, et les 300 personnes présentes évacuent l'établissement.
  4. Trente personnes dont vingt enfants gênées pour respirer sont prises en charge sur place, sans évacuation à l'hôpital.
  5. La fuite, due à un joint défectueux sur une bouteille remplacée la veille, est colmatée vers 17 h.

Ce que l'action a donné

L'évacuation des 300 personnes a été menée et les secours alertés dès que l'odeur a été signalée. Mais l'alarme chlore avait sonné une demi-heure plus tôt sans être reportée nulle part : c'est un nez, et non la détection, qui a lancé la chaîne.

Chez vous, demain

  • Demander où sont renvoyées les alarmes techniques des locaux à risques : une alarme qui ne sonne que sur place n'alerte personne.
  • Après le passage d'un sous-traitant sur des bouteilles de gaz, prévoir un contrôle le lendemain : le défaut de joint apparaît après coup.
  • Repérer les prises d'air neuf et les rejets de ventilation des locaux techniques : un gaz rejeté dehors peut rentrer par la centrale de traitement d'air.
  • Une odeur signalée par un agent vaut alerte : appeler, faire évacuer, et ne pas attendre la confirmation d'une mesure.

Le réflexeUne détection sans report au poste, c'est une alarme que personne n'entend : demandez où arrive le signal avant d'en avoir besoin.

À 15h25, l'alarme se déclenche pour une détection de chlore dans l'installation de traitement de l'eau d'une piscine municipale. Vers 16 h, un personnel passant à proximité du local de stockage des bouteilles de chlore sent une odeur.

L'alarme lumineuse, visible au-dessus de la porte du local à l'extérieur, est déclenchée. L'exploitant appelle son sous-traitant et alerte les pompiers.

Les 300 personnes présentes dans l'établissement évacuent. 30 personnes dont 20 enfants ressentant une gêne respiratoire sont prises en charge par les secours mais leur état ne nécessite pas d'évacuation à l'hôpital. La fuite est colmatée vers 17 h et les pompiers quittent les lieux vers 19 h.

L'exploitant procède aux réparations nécessaires et l'établisse rouvre le lendemain. La fuite sur une bouteille dans le local est liée à la présence d'un joint défectueux sur celle-ci.

Les bouteilles avaient été remplacées la veille de l'événement par un sous-traitant. La détection a été tardive du fait de l'absence de retransmission de l'alarme en salle de contrôle ou sur un dispositif équivalent.

L'exposition du public au gaz diffusé en extérieur a été favorisée par la proximité entre la prise d'air neuf du hall du bassin polyvalent et le débouché de la ventilation du local de stockage de chlore. À la suite de l'événement, l'exploitant prévoit de mettre en place :un asservissement automatique pour couper l'aspiration d'air neuf dans les locaux en cas de détection de fuite de chlore ;une supervision des alarmes chlore et l'installation d'une alerte lumineuse à l'accueil de l'établissement.

L'inspection des installations classées demande à l'exploitant de revoir l'implantation du débouché à l'atmosphère de la ventilation du local de chloration.

300 personnes évacuées ; 30 personnes dont 20 enfants avec gêne respiratoire prises en charge par les secours, sans évacuation à l'hôpital.

SourceBase ARIA du BARPI, fiche n° 65129, accident du 19 août 2025. Source : BARPI, www.aria.developpement-durable.gouv.frDijon

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