IT249-3

Les deux ouvrages, allège et plancher, sont liés façades

En vigueurIT 249 - Annexe arrêté 24/05/2010 NOR IOCE1014119AChapitre IT
✍️ L'essentiel pour l'acteur SSIAP

Les liaisons sont calculées dans les conditions normales d'utilisation du bâtiment, de façon que l'allège puisse porter la part de plancher qui s'appuie sur elle du fait de la liaison.

  • Liaisons allège-plancher : dimensionnées pour que l'allège supporte la charge du plancher s'appuyant sur elle en utilisation normale.
  • Classements pare-flammes : linteau minimum 1 h (E 60), allège minimum 1/2 h (E 30), avec étanchéité flammes et gaz chauds garantie.
  • Renforts acier obligatoires : aluminium et PVC nécessitent des profilés intérieurs en acier liaisonnés mécaniquement au gros œuvre et à l'élément de remplissage feu.
🏛️ Texte officiel - IT 249 - Annexe arrêté 24/05/2010 NOR IOCE1014119A
IT249-3

Les liaisons sont calculées dans les conditions normales d'utilisation du bâtiment, de façon que l'allège puisse porter la part de plancher qui s'appuie sur elle du fait de la liaison.

2.3. Fenêtres et ensembles menuisés

Les dispositions suivantes sont applicables aux fenêtres et ensembles menuisés posés sans débord par rapport au nu extérieur de la façade.

Il n'y a pas de disposition particulière pour les fenêtres et ensembles menuisés situés au-dessus du C.

2.3.1. Menuiserie bois ou acier

Pour les parties formant le C, les dispositions suivantes sont applicables :

  • possibilité d'utiliser tout élément bénéficiant d'un classement pare-flammes de degré 1 h ou E 60 en linteau ou pare-flammes de degré 1/2 h (ou E 30) en allège, en respectant les conditions de mise en œuvre des documents de classification ou de calcul et en assurant les étanchéités aux flammes et aux gaz chauds entre remplissage et ossature, ou entre ossatures ;
  • pour les remplissages opaques manufacturés :
  • dans le cas où le retrait du nu extérieur du remplissage par rapport à la plus grande saillie du nez de dalle formant le D est inférieur à 0,15 m, il faut utiliser un élément de remplissage EdR feu ;
  • si le retrait est supérieur ou égal à 0,15 m, les mêmes dispositions sont acceptables ou, en atténuation, un EdR de la famille CB-E standard comportant une paroi intérieure en acier d'épaisseur minimale de 0,75 mm peut être utilisé en allège ;
  • si la partie basse de l'EdR n'est pas directement fixée au plancher, celle-ci doit être prise en feuillure par une ossature acier, elle-même fixée au plancher, sur une hauteur d'au moins 2 cm.

2.3.2. Menuiserie aluminium

Pour les parties formant le C, les dispositions suivantes sont applicables :

  • il convient de prévoir, dans les montants et traverses situés dans la hauteur du C des profilés aluminium, des renforts intérieurs en acier liaisonnés entre eux mécaniquement. Ces renforts doivent être liaisonnés au gros œuvre. L' EdR feu assurant le C devra être solidarisé par un dispositif en acier aux renforts ;
  • les règles d'emploi et de mise en œuvre des remplissages ainsi que les dispositions pour assurer l'étanchéité aux flammes et aux gaz sont identiques à celles du paragraphe 2.3.1, 2e tiret.

2.3.3. Menuiserie PVC

Pour les parties formant le C, les dispositions suivantes sont applicables :

  • il convient de prévoir, dans les montants et traverses situés dans la hauteur du C des profilés PVC, des renforts intérieurs en acier liaisonnés entre eux mécaniquement. Ces renforts doivent être liaisonnés au gros œuvre. L' EdR feu assurant le C devra être solidarisé par un dispositif en acier aux renforts ;
  • les règles d'emploi et de mise en œuvre des remplissages ainsi que les dispositions pour assurer l'étanchéité aux flammes et aux gaz sont identiques à celles du paragraphe 2.3.1, 2e tiret.

A. ― Exemple de mise en œuvre d'un ensemble menuisé à ossature en PVC participant au C (figure 14).

La fixation à l'ossature primaire du bâtiment est réalisée soit par des vis traversant le dormant en montants latéraux, soit par des pattes en acier fixées à la maçonnerie et sur le renfort à travers le dos du dormant PVC. Pour la traverse basse du dormant, seules des fixations par une patte en acier sont autorisées. L' EdR feu assurant le C devra être solidarisé par un dispositif en acier aux renforts du dormant en PVC.

JOn° 154 du 06/07/2010 texte numéro 31

Figure 14 : panneau de façade à ossature en PVC posé au plus au nu extérieur de la façade

(nu extérieur de la fenêtre aligné au mieux ou en retrait de moins de 10 cm avec le nu extérieur de la façade)

B. - Exemple de mise en œuvre en rénovation sur un dormant en bois conservé d'un ensemble menuisé à ossature en PVC participant au C (figure 15).

Les fixations sont réalisées sur le dormant en bois reconnu sain au sens des règles de l'art applicables. La traverse basse du dormant existant, si elle est en bois, est protégée par une tôle en acier galvanisé de 1,5 mm d'épaisseur et fixée sur son profil extérieur. Une ventilation doit être assurée entre la tôle et le bois selon les prescriptions des règles de l'art.

JOn° 154 du 06/07/2010 texte numéro 31

Figure 15 : panneau de façade à ossature en PVC posé au plus au nu extérieur de la façade (nu extérieur de la fenêtre aligné au mieux ou en retrait de moins de 10 cm avec le nu extérieur de la façade) en réhabilitation (pose sur dormant existant)

2.3.4. Jonction entre fenêtres ou ensembles menuisés

pour les parties participant au C

La liaison entre deux fenêtres ou deux ensembles menuisés métallique, ou PVC est réalisée par un profilé en acier galvanisé non tubulaire, plié en forme de U , d'épaisseur de 2,5 mm ou tubulaire de 1,5 mm. Ce profilé doit être liaisonné, aux planchers haut et bas, par des fixations en acier. La largeur de ce profilé est telle que la continuité de la liaison est assurée avec les montants ou renforts en acier des menuiseries. Le profilé est placé au dos des dormants verticaux et liaisonné à ceux-ci par vis traversantes. Le profilé est rempli de laine minérale de roche sur au moins sur toute la hauteur du C (figure 16).

JOn° 154 du 06/07/2010 texte numéro 31

Figure 16 : jonction entre fenêtres ou ensembles menuisés

Pour le PVC, seule la liaison réalisée par profilé en acier galvanisé, plié en forme de U et d'épaisseur de 2,5 mm, est autorisée.

Concernant les autres types de menuiseries, la justification de la tenue au feu de la jonction doit être apportée.

2.4. Conception et mise en œuvre des façades bois

Ces façades peuvent être en éléments à ossature bois ou en éléments bois monobloc. Elles peuvent être des types : façades rideaux (figures 17 et 18) et façades semi-rideaux (figures 19, 20, 21, 22).

La tenue au feu des liaisons façade-plancher et des éléments à ossature bois et bois monobloc est justifiée pour le degré de stabilité au feu requis pour la structure.

L'étanchéité aux flammes et aux gaz chauds est assurée aux jonctions façade-plancher par la mise en œuvre d'un calfeutrement en laine minérale de roche (masse volumique minimale de 70 kg/m³) devant le nez de la dalle béton (figure 17).

Si un système d'isolation par l'intérieur est placé devant l'élément à ossature bois, il est conforme à l'article AM 8 (exemple sur la figure 17).

Un complément d'isolation A2-s3, d0 peut être ajouté par l'extérieur entre le panneau de fermeture de l'élément à ossature bois ou l'élément bois monobloc et le système de bardage (exemples figures 18 à 22).

Une bavette en acier est fixée à chaque niveau.

2.4.1. Façades rideaux

JOn° 154 du 06/07/2010 texte numéro 31

Figure 17 : jonction de murs à ossature bois en nez de dalle béton

Figure 18 : jonction de murs à ossature bois devant plancher bois

2.4.2. Façades semi-rideaux

JOn° 154 du 06/07/2010 texte numéro 31

Figure 19 : jonction de murs à ossature bois entre dalles béton

Figure 20 : jonction de murs à ossature bois entre planchers bois

Figure 21 : jonction de murs à ossature bois entre planchers bois monobloc

Figure 22 : jonction d'éléments bois monobloc entre planchers bois monobloc

2.4.3. Variantes d'isolation

Si des isolants autres que A2-s3, d0 sont introduits dans les solutions constructives ci-avant, que ce soit dans les éléments à ossature bois ou en isolation extérieure (*), leur utilisation est assujettie à la réalisation d'une étude effectuée selon les indications du paragraphe 5.3.

Cette étude fait l'objet d'une appréciation favorable d'un organisme habilité à délivrer des visas façade.

(*) Les compléments d'isolation par l'intérieur avec isolants autres que A2-s3, d0 peuvent être mis en œuvre dès lors qu'ils répondent aux exigences de l'article AM 8.

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3. Solutions constructives sans C + D

Des dispositions doivent être prises visant à éviter le passage des flammes ou des gaz chauds par la jonction façade-planchers pendant au moins 15 minutes.

Cette exigence est obtenue :

  • soit par la réalisation des dispositions identiques à celles associées à la règle du C + D ;
  • soit par la mise en œuvre, entre le nez de plancher et la façade, d'un calfeutrement continu sur la longueur de la façade.

Ce calfeutrement est réalisé par un bourrage à refus en laine minérale de verre ou de roche, sur une hauteur d'au moins 0,10 m. Ce bourrage doit être soutenu par une tôle en acier d'au moins 0,75 mm d'épaisseur, fixée à la sous-face du plancher par des fixations en acier prévues tous les 500 mm maximum. L'aboutage des tôles peut être réalisé par recouvrement ou éclissage. La jonction entre cette tôle et la façade est réalisée par mastic sur fond de joint (figure 23).

Toutefois, lorsque la distance entre le plancher et la façade n'excède pas 30 mm, le dispositif décrit ci-dessus peut être remplacé par la mise en place d'un mastic sur un fond de joint classé A2-s2, d0 placé entre le nez de plancher et la façade.

JOn° 154 du 06/07/2010 texte numéro 31

Figure 23 : exemple de jonction façade/plancher lorsque le C + D n'est pas appliqué

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